Comment se porte l’euro à travers la crise du coronavirus ?

À la réouverture des bourses suite au congé de Pâques, l’euro prenait une pause face au dollar américain, malgré l’explosion à venir des déficits publics. En réalité, le dollar a du mal à conserver son identité de valeur refuge face à la crise sanitaire qui se propage là-bas aussi, aidant ainsi l’euro à se maintenir. De plus, ce dernier est aussi aidé par les négociations au sein de l’OPEP élargi qui ne se sont pas soldés par une libération des cours du brut.

Journée stable sur le Forex

Au cours de cette première journée sur le Forex, la bande de travail (vaste range) identifiée entre l’euro et le dollar américain se situait de 1,0785 à 1,1110$US. Pourtant, l’Europe n’arrive pas à s’entendre globalement sur le déconfinement, ni sur les mesures financières qui devraient être prises en commun. Les professionnels du marché s’entendent pour dire que si ce n’était pas des problèmes du COVID-19 aux Etats-Unis, souvent créés par la mésentente entre le Président et son chef de la santé chargé du dossier, l’euro aurait pu souffrir beaucoup plus.

Le Forex est le marché financier le plus important au monde avec des transactions avoisinant les 6 milliards d’euros par jour. Aujourd’hui, les investisseurs privés peuvent eux aussi y acheter et vendre des pairs de devises, par l’entremise de plateformes de trading en ligne.

Des accords difficiles au niveau de la production de pétrole

Le cours du pétrole est un des plus importants en bourse, pour son effet sur l’économie. À cause de la crise sanitaire, les pays ont dû s’entendre sur une baisse de production, difficile à signer. Après le Vieux Continent, c’est au tour du Canada et des Etats-Unis d’accepter une réduction substantielle sur les trois prochains mois à venir. Mais l’acceptation de la baisse n’est pas parvenue à faire avancer le cours du pétrole.

Le bilan lourd du coronavirus affecte tout autant les Etats-Unis que l’Europe

À ce jour, on approche les 2 millions de cas confirmés dans le monde et près de 120 000 morts. Des bilans qui auront sans doute déjà augmentés à la lecture de ces lignes. Malgré le fait que la Chine se remet graduellement au travail, et que la production est enfin à la hausse, il reste compliqué d’évaluer les conséquences sur l’activité économique mondiale qu’aura le COVID-19, une fois que la crise sera terminée.

En Europe, les quatre principales puissances économiques (Allemagne, France, Italie et Espagne) font partie des pays les plus durement affectés par le virus. Plus particulièrement en Italie et en Espagne où on cumulera bientôt, en tout, plus de 40 000 décès. Et alors que la crise régresse enfin, elle se centralise désormais de l’autre côté de l’Atlantique avec près de 600 000 cas confirmés et près de 25 000 morts.